Ce qu’il reste d’Alice, de T. R. Richmond…

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Ce qu’il reste d’Alice… Un goût amer, peut-être ? Le temps perdu a un goût amer. Et, personnellement, j’ai eu l’impression de perdre mon temps au cours de cette lecture. Bien entendu, encore une fois, cet avis est personnel, mais comme je n’ai pas pour habitude de « descendre » un livre sans raison, je vais vous expliquer le pourquoi :

Le synopsis laissait pourtant espérer un histoire intéressante :

RIEN NE S’EFFACE SUR INTERNET,
MÊME APRÈS LA MORT.

Alice Salmon, vingt-cinq ans et promise à un bel avenir, retourne dans sa ville
universitaire pour y passer une soirée entre amies.
Au petit matin, son corps est découvert sous un pont, balayé par la rivière.
Est-ce un suicide, un accident ou un meurtre ?
Les médias s’emparent de l’affaire, créant une véritable onde de choc.
Le professeur Jeremy Cooke, proche de la retraite, se lance alors dans un ultime
projet de recherche : reconstituer la vie d’Alice, son ancienne élève, pour élucider sa fin si tragique. Il fouille dans toutes les traces qu’elle a laissées : Facebook, Twitter, Spotify, forums, blogs, journaux intimes, lettres.

Pièce par pièce, Alice apparaît tel un puzzle mystérieux, parfois très sombre. Et bientôt, entre ses lignes, des vérités choquantes font surface…

On nous présente ce livre comme un thriller construit de manière quasi épistolaire. J’aime les romans épistolaires, j’aime La Nouvelle Héloïse, j’aime Dracula… Mais ici, point de Rousseau ou de Stoker.

Bien entendu, la littérature évolue. Les techniques de communications évoluent aussi, ce qui fait que, effectivement, un roman épistolaire de 2015 ne peut ressembler à un roman de la même « catégorie » datant de 1897… Tout le monde s’accordera là-dessus, c’est certain.

MAIS, cela n’empêche pas d’avoir une construction correcte, ou, tout du moins, logique, ce qui n’est malheureusement pas le cas ici. On se perd entre les différents points de vue, les différentes périodes, les différents supports… Peut-être serions-nous un peu moins décontenancé si l’histoire nous donnait envie de savoir, de poursuivre, de nous « accrocher », mais hélas, on ne se prend pas au jeu.

Les longs courriers du professeur deviennent vite lassants, la meilleure amie est bien trop mièvre, le petit copain est insipide… Les différents tweets, les statuts Facebook, et autres extraits de blogs, ne nous apprennent pas grand-chose. Seules les interminables lettres du Professeur font un peu avancer l’histoire, mais elles sont totalement dépourvues de profondeur. Et c’est bien regrettable.

La fin est surprenante, mais pas assez développée. Balancée subitement, sans réelle explication.
On se retrouve donc avec une histoire qui traîne en longueur (qui traîne trop en longueur), pour subitement accélérer à l’avant dernière page, avant de stopper net…

L’idée que rien ne s’efface d’internet, et que c’était grâce à cela que l’énigme serait résolue, était un excellent levier. Toutefois l’auteur semble avoir oublié de l’actionner, et, pour le coup, internet n’a rien à voir, ni avec l’intrique de départ, ni avec son dénouement.

Dommage, car encore une fois, l’idée était plaisante. Peut-être aurais-je une plus agréable surprise avec une autre lecture de cet auteur. Toutefois, cette chronique n’engage que moi, chaque avis étant forcément subjectif. Donc je ne peux que conseiller à chacun de lire Ce qu’il reste d’Alice tout de même, afin de se faire sa propre opinion.

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