Régis, de James Osmont

regis

Lire Régis est une chose. Parler de Régis en est une autre…

Roman auto-publié par son auteur, James Osmont, Régis est le premier roman d’une trilogie dont on entend énormément parler. Et pour cause ! Cette trilogie psychiatrique ne ressemble à aucune autre.

Mais aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur Régis.

Lorsqu’on lit le synopsis, on s’attend à un roman noir, peut-être un peu thriller, se déroulant dans l’univers d’un hôpital psychiatrique. Sauf que ce n’est pas ça. Ou plus exactement ce n’est pas QUE ça. Personnellement, je n’arrive pas à classer ce livre dans un univers plus qu’un autre. Il est plusieurs univers. Ou plutôt, il est un univers à lui seul.

Livre noir qui nous emmène souder les abysses d’un esprit dérangé. L’esprit de Régis.

Être complexe, à la fois victime et bourreau, fragile et violent, psychotique et étonnamment conscient, aussi effrayant qu’attendrissant, cet homme-enfant a une histoire aussi tourmentée que déroutante. C’est cette existence, et ses conséquences, que James Osmont nous propose de découvrir.

Au fil des pages, le passé de Régis prend forme, et son chaos interne par la même occasion. Nous apprenons à le connaitre, à le comprendre, parfois, et à le craindre, tout autant.

Sa relation particulière avec Sandrine, ce qui le lie au Prédateur, son obsession pour l’Étudiante, son amitié avec Amine, son amour frénétique de la musique, la raison de son état (physique et mental), celle de son placement en HP… Au cours de la lecture nous rencontrons autant de contextes différents qu’il y a de voix dans la tête de Régis.

Prenant tour la tour la voix des protagonistes, l’auteur nous livre leurs pensées, nous dévoile leurs actions,, nous plonge dans leurs quotidiens. Les personnages sont là, amenés brutalement, décrits sans ménagement, et nous suivons ces vies, toutes si différentes, qui convergent, lentement, vers la conclusion. Une conclusion qui, quoi que nous pensions du livre, ne peut laisser indifférent.

On ne ressort pas de cette lecture comme des autres. Déjà parce que tout ce qui ce passe dans ce roman est on ne peut plus actuel, presque quotidien, si on veut bien prêter attention au monde fou qui nous entoure. Ensuite parce que James Osmont ne fait aucun compromis dans son écriture. Il maitrise parfaitement son sujet. Il ne nous demande ni d’aimer, ni de ressentir de l’empathie, ni même de compatir au sort de Régis. Il nous raconte une histoire, point. À nous de l’appréhender comme nous le souhaitons. Régis n’est pas plus victime que coupable, il est les deux, fondamentalement. Chacun réagira donc selon ses penchants, son état d’esprit du moment, ou même sa vision de l’existence.

L’auteur a un style qui peut plaire ou déplaire, tout comme son roman. mais plus difficilement laisser indifférent.
Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié la lecture de Régis (j’ai d’ailleurs Sandrine et Dolores, les deux romans suivants, dans ma PAL). je ne peux donc que la recommander !

Lien Amazon 

Lien Fnac

Lien Twitter de l’auteur

 

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2 commentaires sur “Régis, de James Osmont

    1. Merci beaucoup !
      Il peut être difficile, à sa manière. C’est justement ce qu’il y a d’intéressant, il ne ressemble à aucun autre.
      N’hésite pas à me faire part de ton retour une fois que tu l’auras lu !
      À bientôt,

      J'aime

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