Interview de Angelina Delcroix, auteure de l’excellent thriller « Ne la réveillez pas »

nelareveillezpas

Angelina Delcroix, est l’auteure de l’excellent thriller « Ne la réveillez pas ».
C’est grâce à l’autoédition qu’elle a pu nous faire connaître ce tout premier roman qui a rencontré un franc et rapide succès auprès de ses lecteurs.
Elle a d’ailleurs récemment signé un contrat avec les Éditions Nouvelles Plumes, qui vont publier le roman en question dès le mois d’octobre. Notez le quelque part, ne passez pas à coté de ce thriller hors normes !

Pour ma part, j’ai réellement fait connaissance avec elle après avoir écrit la chronique de son livre (suite à un SP. Vous pouvez retrouver la chronique en cliquant ici). J’ai découvert, en plus d’une plume que je savais déjà plus que très bonne, une personne adorable, sincère, drôle et profondément humaine.
À ma demande, elle a très gentiment accepté de répondre à quelques questions, sur ses goûts, son parcours d’auteure, sa façon de travailler, ses rêves, la naissance de son livre…afin que ses lecteurs puissent un peu mieux connaître la personne qui se cache derrière cette petite pépite littéraire.

Vous êtes prêts ? C’est parti…

Bonjour Angelina.
Si on commençait par une petite présentation ? Que peux-tu nous dire sur toi ?

Bonjour Eliana et bonjour à tous ceux qui découvrent cette interview.
Que dire sur moi… Tout d’abord que je suis une femme de 39 ans, mariée et maman de deux enfants. Je suis ce que l’on appelle une « auteure naissante » puisque Ne la Réveillez pas est mon premier roman.
Un petit tour sur ma personnalité : « authentique et sensible » sont sûrement les mots qui me caractérisent le mieux. J’aime tout ce qui provoque des émotions chez moi, et suis attirée par l’intensité, l’originalité, la beauté… Je fuis la routine, l’autorité et les faux-semblants.
D’un naturel discret, il est beaucoup plus facile pour moi d’écrire les mots que de les dire.

 

Tu as toujours aimé la littérature, ou ce goût de la lecture est arrivé plus tard ?

Cela m’est venu plus tard. Jeune, je lisais très peu, à part les livres imposés par le cursus scolaire. Étant donné que je ne prends aucun plaisir à faire les choses qui me sont imposées, je boudais cette activité.
C’est après le bac qu’ont commencé à se dessiner mes propres envies littéraires.

 

Un(e) auteur(e) dont l’œuvre et/ou le parcours t’ont marquée voire inspirée ?

Le livre qui me vient en premier à la lecture de cette question est « L’évangile selon Satan » de Patrick Graham. Il est tombé entre mes mains il y a 10 ans alors que je commençais juste à me lancer dans l’écriture. Un gros coup de cœur qui m’a confortée dans mon envie de déposer mon imagination sur papier.

 

Ton livre préféré, tous styles confondus ?

Sans hésiter, « Le tueur intime » de Claire Favan. Elle y décrit la psychologie de ses personnages avec une telle facilité et précision que je suis tombée sous le charme.

 

Quand, et comment, est née l’idée de Ne la réveillez pas ?

En avril 2016. Je me suis rendue au Printemps du Livre de Montaigu, et j’y ai fait ma première rencontre avec Olivier Norek. J’avais déjà un manuscrit en cours. Nous en avons discuté et il m’a donné beaucoup de conseils, de très bons conseils. En rentrant chez moi, c’était comme une évidence, je n’allais pas retravailler mon manuscrit, j’allais en écrire un autre.

 

La psychologie de tes personnages est très fine, les différents aspects de leur personnalité, leurs traumatismes et leurs conséquences, leur guerre personnelle entre le bien et le mal, leurs douleurs morales…tout est amené au lecteur sans fioriture ni termes superflus. On te sent dans ton élément, je me trompe ?

Non, tu as vu juste ! Jusqu’à l’année dernière, j’avais un cabinet dans lequel j’exerçais la psychothérapie et l’hypnose.Grâce à ma formation, à la richesse des séances avec les patients et aux multiples lectures relatives à la psychologie, j’aborde toujours la création de mes personnages avec envie et profondeur. J’essaye au maximum de les rendre, non seulement vivants, mais aussi humains pour provoquer un sentiment d’empathie et d’attachement.
Personne n’est tout blanc ou tout noir, c’est pour cette raison que vous ne retrouverez pas seulement le gentil et le méchant dans mes romans, mais des personnes aux multiples facettes, plus ou moins agréables et à divers degrés d’expression.

 

Ne la réveillez pas a une trame très fluide malgré une histoire riche et profonde. On ne ressent aucune hésitation dans l’écriture, on a presque l’impression qu’il a été écrit d’une seule traite… Tu avais déjà l’intégralité de ton scénario en tête lorsque tu as commencé à le coucher sur papier, ou bien les différents événements et rebondissements te sont-ils venus au fur et à mesure de l’écriture ? Voire, dans le désordre parfois ?

Quand j’ai commencé à écrire, j’avais en tête le début, la fin et une vague idée du déroulement. J’ai fait un plan, des schémas, des dessins, et les fiches de personnalité de chacun de mes personnages avec leurs histoires de vie.
Puis, en faisant des recherches de thèmes sur internet, certains résultats m’ont attirée vers d’autres recherches, puis d’autres jusqu’à ce mon esprit se mette à faire la danse de la joie en me criant « Mais Oui ! C’est ça !!! ». C’est comme cela que mon déroulement s’est affiné, que les évènements ont pris un sens et que l’intrigue s’est ficelée d’elle-même sans nœuds…
Alors, pour répondre plus clairement à ta question, quand j’écris, je laisse faire mon imagination et souvent, je dévie de ce que j’avais prévu avant de me lancer, mais je garde l’ordre du plan de départ.

 

Il paraît que les auteurs s’inspirent de son entourage, proche ou lointain, mais également qu’il met une partie de lui-même dans ses personnages favoris. Joy est un être complexe, une personnalité à plusieurs facettes… Quelle facette de ton héroïne es-tu ?

(Sourire…) Joy me ressemble énormément, sauf qu’elle a les cheveux courts ! Déjà, nous avons un parcours similaire, puisqu’avant de me former à la psychothérapie, j’avais intégré l’école de gendarmerie. Et niveau personnalité, je dirais que ce qui nous rapproche, c’est le dynamisme, la motivation d’aller au bout des choses, la capacité à se surpasser…mais aussi l’emprisonnement dans un coffre-fort des émotions désagréables et l’illusion d’une force de caractère qui ne sert qu’à les masquer.

 

Question à laquelle beaucoup d’auteurs sont confrontés : si ton livre devait être adapté, quels acteurs verrais-tu dans les rôles principaux ?

C’est une question difficile, mais j’avoue que des visages se dessinent quand je pense à mes personnages ! Pour jouer le rôle de Joy, je verrais bien Sara Giraudeau. Pour incarner Barrère, Pascal Elbe. Donelli, Olivier Martinez. Et Maxime, Nicolas Duvauchelle.
Ça y est, je m’y vois déjà !
Merci pour cette projection qui fait rêver.

 

Ah mais, de rien, je t’en prie (sourire).
Pourquoi, dans un premier temps, t’es-tu tournée vers l’autoédition ? Tu avais préalablement contacté des Maisons d’Éditions ?

J’ai commencé par proposer mon manuscrit aux Nouveaux Auteurs et les premiers avis de lecteurs sont tombés. La note de 8.50/10 et les coups de cœur m’ont rassurée par rapport à ce que je proposais. Du coup, je me suis lancée dans l’autoédition. J’ai pensé à la liberté que cela me laisserait et à la possibilité de gérer mon bébé comme bon me semble.
Mais le problème qui s’est vite opposé à la volonté de voler de mes propres ailes a été le temps. Je me voyais consacrer tous mes moments libres à la promo, et me sentais de plus en plus mal quant à l’impossibilité d’avancer dans mon second roman.
C’est à ce moment-là que les Nouvelles Plumes m’ont contactée. Je crois que tout s’est fait dans le bon ordre. Je n’ai pas hésité une seconde, en me disant que ma passion était l’écriture, et que je passerais peut-être à côté en restant seule à faire vivre mon livre.

 

À quel moment se dit-on « allez, je me lance, et puis on verra bien ce que ça donne » ?

J’ai commencé à écrire il y a 10 ans comme je le disais tout à l’heure. Il y a donc plusieurs manuscrits dans mes tiroirs, mais pour ceux-là, je n’ai jamais franchi le pas. Je me suis lancée pour « Ne la réveillez pas » parce que j’ai cru en cette histoire. Je l’ai fait lire à mon entourage, ils y ont cru aussi, et au fond de moi, quelque chose me poussait vers l’avant.

 

On ressent quoi lorsque les tout premiers exemplaires se vendent ? Lorsque l’on reçoit les premiers avis de lecteurs ?

Les premiers livres vendus ont provoqué chez moi deux émotions. Tout d’abord une grande joie ! Puis une appréhension.
C’est étrange comme sensation au départ de se dire que des inconnus sont en train de lire ce qu’on a écrit. Et il y a toujours la crainte que ça ne plaise pas.
Ensuite, quand les premiers avis de lecteurs arrivent, c’est magique. Je les relis toujours plusieurs fois pour m’imprégner de leurs mots et pour savourer le bonheur que cela procure.
Merci à eux !

 

Dans ton travail d’auteure, tu es plutôt du genre à être carrée, avec horaires fixes et bureau toujours prêt, ou bien écris-tu quand l’inspiration arrive, quel que soit le moment ?

L’idéal pour moi serait d’écrire tous les matins, car c’est le moment de la journée où je suis la plus inspirée. Malheureusement, mon travail et mes enfants ne me le permettent pas souvent. Alors, je m’adapte. Le soir, je me couche généralement tôt pour me mettre dans ma bulle et laisser l’histoire se dérouler dans mon esprit. Et quand de nouvelles idées me traversent l’esprit, je les note dans mon cahier. Ensuite, dès que je peux, je bloque des demi-journées et je me fais plaisir !

 

Tu travailles déjà sur ton deuxième roman… Retrouvera-t-on Joy et son équipe, ou s’agit-il d’un one-shot ?

En effet, le deuxième est bien lancé déjà, et vous y retrouverez Joy et son équipe…je n’en dirai pas plus.

 

En octobre, c’est le grand saut, avec la sortie officielle de Ne la réveillez pas, les premières mises en rayon, etc..etc… Tu te sens prête pour ça ? Pour rencontrer tes lecteurs dans les salons ? Peut-être faire des émissions télé pour la promotion ?

Si je me sens prête ? Je trépigne d’impatience !
Je sais que les premières rencontres avec les lecteurs seront chargées d’émotions pour moi, j’ai tellement hâte de pouvoir échanger avec eux. Et souvent, je pense au jour où je verrai certaines personnes rencontrées sur des groupes Facebook, et rien que l’idée me fait battre le cœur.
Pour ce qui est des émissions TV, il va falloir que je me fasse coacher ! Parler de moi en public reste un grand pas à franchir.

 

On est en 2027… Où en es-tu ?

Idéalement, je suis en train d’écrire mon dixième roman. Je me consacre entièrement à l’écriture, je parcours la France pour rencontrer mes lecteurs dans un maximum de salons. En résumé, je suis heureuse !

 

Un dernier petit mot pour tes lecteurs (ou pour que ceux qui ne le sont pas encore le deviennent) ?

Je tiens à les remercier. Sans eux, mon roman n’aurait pas d’âme, il resterait une succession de mots sur papier blanc. C’est grâce à eux que mon histoire prend vie, que les noms de mes personnages circulent, et que mon envie d’écrire d’autres aventures se renforce.
Enfin, pour ceux qui ne connaissent pas encore mon premier thriller, ouvrez-le si vous êtes prêts à jouer avec les côtés sombres de l’esprit humain et à tester les limites de la folie. Mais surtout, Ne la réveillez pas…

Merci à toi Eliana pour cette interview qui m’a amenée à me poser des questions auxquelles je n’avais pas réfléchi avant.
Et merci à vous qui avez pris le temps de me lire jusqu’au bout.
À bientôt je l’espère.

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